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Critiques de film

Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /Avr /2006 15:10
Sujet:
    Années 70. Italie. Une bande de jeunes malfaiteurs gravissent petit à petit les échelons menant au grand banditisme. Leur ambition, envahir le marché de la drogue, créer leur propre cartel et devenir les parrains à la place de celui en place. En bref, leur objectif est de conquérir Rome et régner sur la mafia tifosi.

Avis:
    Même en français, le titre est compréhensible voire plus explicite!
Romanzo Criminale devient "Rome Enzo Crime Inhalé". Cela se passe à "Rome", les personnages  sont italiens ("Enzo" étant un prénom purement transalpin -  cf Le Grand Bleu), le "crime" est le quotidien de ces gangsters, et "inhalé" suggère que le moteur de leur ascension (après être montés, ils vont être descendus!) "sociale" est tout bonnement la drogue, la fameuse poudre blanche. Tout est dit, sauf qu'il est magnifique!
Une oeuvre vraie, riche d'émotions et aucunement caricaturale.
Avec un grain adapté à l'époque, des musiques divinement choisies (disco, rock,  variété italienne), un scenario finement ciselé et des acteurs formidables, Romanzo Criminale est vraiment remarquable.
    Il mêle suspense, action, romance, psychologie, histoire et humour dans un bouillon très peu brouillon. Chaque ingrédient est dosé et disposé avec soin pour le régal de nos papilles audio-vidéo-cérébrales!
L'histoire traite d'un gang de malfrats d'une envergure assez vague, tous différents mais unis pour le meilleur et pour le pire...enfin, c'est leur pacte initial. Seulement, lorsque les événements tournent au vinaigre, trahison et coups pendables délestent certains de leur contrat.
    Certains se connaissent depuis l'enfance et ont noué des liens quasi-fraternels comme Le Libanais, Le Froid ou Le Dandy, d'autres se sont greffés à l'aventure sur le tard.
Ils ne se nomment presque jamais mais s'attribuent des sobriquets évoquant leurs origines, leur mentalité ou leur aspect physique.
Ils forment un groupe soudé mais hélàs corruptible. Et les deux bonnes heures sont dédiées à ces conflits "familiaux" et à la place de chacun des protagonistes dans leur mini-société ou mini-tribu.
    Malheureusement, tout clan a ses problèmes internes, résolvables si des menaces externes ne pèsent pas. Et là, ils ne sont pas victimes de tracas banals mais sont carrément la cible de diverses autres bandes de loulous, également avides de pouvoir et d'argent!
Les démêlés liés au commerce de la drogue, les tentatives de prise de leadership et la rageuse quête de l'oseille sont rejoints par l'amour et le sexe.
Lorsqu'un des membres s'amourache d'une prostituée de luxe, éprise (et prise!) d'un commissaire de police dont les sentiments sont réciproques, l'affaire se corse (pourtant, on reste en Italie! Enfin, c'est pareil!)! D'autant que parallèlement, un autre tombe amoureux d'une jeune demoiselle au charme ravageur, mais blanche et innocente comme les neiges de Cortina d'Ampezzo.
Bref, chacun des gentlemen dealers a son caractère qui lui est propre. Le Libanais se détache des autres par son respect et son honneur, Le Froid par sa beaugossité et son calme, Le Dandy par son goût pour le luxe et l'apparât, Le Sec par ses entourloupes, Le Noir par son côté mystérieux et violent... Mais tout le personnage ne tourne pas autour de ces quelques lignes. Leur évolution et leurs réactions sont dictées par leurs objectifs du moment. Peu à peu, leurs attentes et leurs visions des choses divergent, amenant un conflit en plus...
Certains désirent se stabiliser et rentrer dans la légalité, quitte à se créer des ennemis. D'autres réfléchissent et préfèrent ne pas tourner le dos au danger mais plutôt y faire face. Les uns subissent indirectement les aspects pervers de leurs activités par le biais de leurs proches. Les autres ne connaissent pas ce problème car n'ont pas de famille...la seule qui leur reste demeure leurs acolytes.
    Sur fond de magouilles, homicides et code d'honneur dans la brumeuse Italie des seventies, ce film retrace l'histoire du pays, notamment l'attentat meurtrier de la gare de Bologne.
Le réalisateur a tenu à respecter scrupuleusement le fond et le climat social de l'époque. Evidemment, il a pris une grande liberté dans tous les domaines mais la ligne directrice a été gardée jusque dans les événements tragiques survenus et la réaction du Milieu.

Sortis de la rue par des larcins, dévorés par l'idée de tenir les rênes d'un empire financier et morts dans le dénument le plus total, ces hommes aux grandes ambitions et peu de scrupule se voient finalement détrônés par la même race qu'eux, voire par leurs pairs.

Romanzo Criminale nous sort de l'esprit que les grands bandits sont des gens sans coeur et hors norme. Il existe des froussards, des courageux, des doux, des bouchers... Tous les sentiments et toutes les facettes de l'âme se trouvent dans la société, qu'elle soit haute ou underground, seulement ils ne s'expriment pas de la même manière selon les hommes.
Le contexte social influence grandement ces traits de caractère mais la hiérarchie demeure la même quel que soit le milieu.

Avec une très belle mise en scène et des acteurs on ne peut plus crédibles, ce film fera le bonheur des adeptes de thrillers historiques bardés de clichés (au sens noble du terme) d'époque et d'affrontements entre bandes rivales pour le gain de territoires ou de marchés.
En soit, si vous avez pleuré devant Bambi, abstenez-vous! En revanche, si vous êtes un inconditionnel du Parrain, de Scarface, Mean Streets et autres Scorcese, filez voir ce bijou avant que Berlusconi ne le censure!
Forza Italia!

Les acteurs:
Leurs noms me sont inconnus donc je vais brièvement décrire les personnages!

Le Libanais - Chef incontesté du groupe, tout le monde se réfère à lui pour les décisions.
Ressemblant fort à Juninho, l'acteur est terrible dans ce rôle de leader naturel. Toujours juste dans quelque situation que ce soit, il insuffle parfaitement le charisme et le respect dégageant du personnage.
Le Froid - Ben...c'est un beau gosse, qui joue à merveille! Forcément, on s'attend à ce qui lui arrive une bricole amoureuse et que toutes les gonzesses se pâment devant lui. C'est chose faite dans le film. Malheureusement, c'est le drame!
Le Dandy - Contrairement aux deux précédents, c'est un poltron (et un pochtron!) fini. Sa lâcheté n'a d'égal que son machisme et son arrogance. Malgré tout, c'est lui qui arrive le mieux à mener sa barque. La raison: il trahit à tour de bras et lèche l'arrière-train d'un vieux parrain. Tout ceci amène à conclure que le comédien est irréprochable!
Le Noir - Solitaire, violent, animal...qualifié de nazi dans le générique descriptif du début!
Tout un programme!
 


   
Par Norman Stansfield - Publié dans : Critiques de film
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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 16:22

. Sujet:
        Un groupe d'amis s'éclate joyeusement à la fête foraine quand l'une d'eux est prise de visions morbides avant de monter dans le grand huit. Elle voit chacun des siens disparaître l'un après l'autre alors que l'attraction est hors de contrôle!
Suite à cet accident auquel certains réchappent, une obscure malédiction s'abat sur les rescapés...

. Avis:
       Malgré une introduction longuette et des jeux d'acteurs pitoyables (surtout de la part des bimbos, du footballeur américain...bref, des stéréotypes typiquement américains!), on a plaisir à suivre les tribulations de ces éternels poissards.
En effet, c'est par pure perversion que les spectateurs s'accrochent à l'histoire qui tient en quelques lignes griffonnées sur un bout de nappe un soir de beuverie collective entre réalisateurs à l'esprit mal tourné (ou complètement retourné)...
Il n'y aurait pas grand intérêt à s'attarder sur cette production made in Scary Movie ou Souviens-toi l'Eté Dernier si aucun des protagonistes ne finissait écrasé sous une benne à ordure après moultes rebondissements. C'est bien simple, on se croirait au Domino Day, en plus rapide, moins chiant et sans publicité! Seulement à ce jeu-ci, ce n'est pas une fresque qui s'offre à nos yeux mais un carnage de tous les diables!

Pour ceux qui n'auraient jamais vu les premiers épisodes, il faut savoir que les metteurs en scène ont une imagination débordante. Ils pourraient le cas échéant être qualifiés de schizoides ou de névropathes tant leur oeuvre suinte la parano et le comportement psychotique! Leur credo: arranger l'effet papillon (rappel pour certains: principe selon lequel le battement d'ailes d'un papillon à l'autre bout de la planète est à l'origine de grands événements climatiques... Cela signifie qu'un acte futile peut engendrer des conséquences désastreuses très indirectement! Les connaisseurs se rappelleront le film du même nom) à la sauce gore (verbinski! Oui, c'est trash mais très léger finalement...comme du verbinski!).

La séquence des caissons d'UV ou celle de la salle de muscu est particulièrement agréable à regarder! Les réactions en chaîne font passer un sale quart d'heure aux personnages...mais bizarrement un moment sympatique pour nous autres spectateurs!  Il n'y a que les américains pour mettre à l'écran ce genre de boucherie. Cependant le thème a déjà été abordé en France à maintes reprises par Dupontel (gloire lui soit rendue) dans tous ses films tels que Bernie, Le Créateur, Enfermés dehors, mais également dans le méconnu et non moins surprenant Serial Lover (dans lequel joue...Albert Dupontel!).

Les deux écoles françaises et américaines s'affrontent ici mais leurs desseins sont parfaitement différents.
La première a un vrai message et ne fait pas appel à d'obscures forces divines (la mort), mais arrive tout autant à prodiguer du spectaculairement drôle ou du drôlement spectaculaire.
La seconde n'a pas son pareil pour produire de l'horreur et du loufoque, néanmoins, l'impression d'assister à une fiction ciblant un public certain plane en permanence. OK, les insolites scènes de massacres s'enchaînent et sont très bien amenées...OK, les effets spéciaux sont grandioses...mais le tout baigne dans une atmosphère factice, artificielle, sans réelle émotion.
En revanche, des films tels que Bernie ou Enfermés dehors, même s'ils sont complètement déconnectés, ils expriment la vision d'un homme. Le drame psychologique est à la base de tout l'édifice. Les images et les dialogues que le spectateur perçoit sont proches de celles décodées par le héros lui-même! J'y reviendrai lors du commentaire du chef d'oeuvre Enfermés dehors dans un prochain article.

Peu de choses à rajouter sur ce sujet qui ne mérite aucune réflexion.

Il s'agit de suivre le guide, de respecter les règles d'usage à savoir se démunir de son cerveau à l'entrée de la salle, et enfin se laisser dériver au fil des eaux turbides circulant dans les artères noueuses du gondolier pernicieux qui a réalisé cet hymne à la destinophobie!

En tous cas, je n'aimerais pas l'avoir comme cartomancien attitré!


Les acteurs:

Sont tous mauvais!


 

Par Norman Stansfield - Publié dans : Critiques de film
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 14:25
Sujet:

Un sexagénaire nommé Burt Munro, féru de moto depuis toujours, décide de participer à la course de vitesse qui a lieu chaque année à Bonneville dans l'Utah. Vivant malheureusement sans le sou en Nouvelle Zélande, son voyage vers les Etats-Unis ressemble davantage à une épopée.

Avis:

Un Anthony Hopkins vieillissant, une vieille moto, un cinéma commme on n'en fait plus...et heureusement! Voilà la recette de ce film long, monotone, lourd et sans grand intérêt.

Aucune action, aucun sentiment n'en découle. Bref, encéphalogramme plat!

Il y avait deux possibilités d'entrevoir ce film, mais le réalisateur n'a pas su les exploiter et les mettre en valeur.

La première consistait à appuyer le côté "road-movie" d'apprentissage (mais bien sûr, ce n'est pas à super papy qu'on apprend quoi que ce soit!) où chacun des protagonistes évolue au fil des rencontres. Cela aurait été enrichissant que notre bon vieux motard transmette son savoir de loup-des-routes (aussi appelé fennec!) à ses contemporains, ou encore que lui-même sorte grandi de ses relations...

La seconde se voulait plus psychologique. Le spectateur aurait eu matière à se demander comment une passion peut amener à réaliser de telles choses, à vaincre ses craintes, à se lancer, malgré les nombreux obstacles dressés sur son chemin. La réaction de l'entourage que le personnage principal a côtoyé aurait du être mise en avant et approfondie.

Rien de tout ça!

Néanmoins, les tentatives sont nombreuses mais toutes aussi infructueuses les unes que les autres.

Donnent la réplique à notre Hells Angel:

- un gamin d'une dizaine d'années,

- les parents de ce gosse, gentils mais hypocrites ,

- une femme beaucoup plus jeune que lui qui le désire profondément mais qui semble avoir le QI d'un pot de moutarde (ce qui l'intéresse en même temps, c'est le pot du motard alors...),

- une troupe d'admirateurs qu'il connait de longue date et qui l'encensent alors qu'il vit presque comme un clochard délaissé par tous (en somme, gloire à lui mais surtout laissons-le dans sa merde!),

- des motorcaids lookés à la Fonzy totalement irrévérencieux qui le vénèrent on ne sait pas pourquoi (alors qu'ils étaient prêts à envoyer Burt et son tas de boue à la casse la scène précédente!),

- des flics super sympas, un réceptionniste black travesti grossièrement aux allures de drag-queen mal épilée (s'en suivent les éternels clichés sur le sujet),

- des flics encore plus sympas que les premiers,

- un indien n'ayant foi qu'en sa mixture de couilles de chien pour soigner sa prostate (pareil, que vient foutre cet iroquois dans un tel merdier? On apprendra par la suite que... eh bien, il sert à peau d'balle!),

- une nymphette nourrie aux amphét' habitant seule non loin des lacs salés (peut-être une femme mormon?!On dit qu'elle a connu Georges Washington...) qu'il va ass-saillir maintes et maintes fois,

- des super flics super sympas (si, vraiment il a de la chance!),

- des concurrents à la course qui se prennent d'amitié pour lui et décident même -tant ils ont un éternel respect et créé une amitié profonde forgée en une longue demie-journée d'expériences sensas!!- de le laisser les griller volontairement malgré la surpuissance de leurs engins, à côté desquels la fusée Ariane V parait être une jeep GI-Jo alimentée par 2 piles AA,

- un comité d'inscription férocement attaché aux règles ancestrales de la compétition mais qui feront bien sûr l'impasse sur notre héros décati (ou plutôt Ducati!),

- le comité technique -à qui on ne la fait pas!- qui répertorie mille avaries sur la bécane faite de brics et de brocs mais dont la conscience n'a pas l'air d'être plus touchée que cela de voir un vieillard handicapé enfourcher un déchet, déjà branlant à l'arrêt (alors à plus de 300 km/h...).

Le panel de personnages est étendu mais entièrement superficiel. Il n'y a rien à tirer des échanges que le vieux Burt effectue avec eux. L'atmosphère est toujours bon enfant. Jamais on ne s'imagine qu'il n'y arrivera pas! Même lorsque les problèmes semblent être inévitables tels que le manque d'argent, la santé physique décroissante, le mauvais état de la caisse maritime renfermant la moto, les moults interceptions par la police, le problème avec l'inscription, les avaries techniques, notre bonhomme s'en sort sans accroc car ses amis et ses ennemis lui donnent de l'argent, ses difficultés motrices disparaissent dès qu'il fournit un effort surhumain, il possède une moto cradingue mais incassable malgré l'apparence cataclismique de la caisse maritime, il est aimé (voire admiré) et reconnu par la police américaine (z'ont du le confondre avec Anthony Hopkins! z'ont pas compris que c'était du cinéma!) qui le laisse batifoler à la vitesse d'un V2 sur les routes du pays, il rencontre des gens trop sympas...ou de peu de professionnalisme, qui le soutiennent et en font une gloire, quitte à lui faire courir des risques fatals.

On nous laisse un film fade malgré les occasions de l'enrichir!

Après tout, peut-être que la vie de cet homme qui a réellement existé n'avait rien d'extraordinaire... Dans ce cas-là, pourquoi en faire un film?


 

Les acteurs:

Anthony Hopkins - Pas crédible. Aucun sentiment. Même les rôles alimentaires méritent davantage d'inspiration!

Les autres - S'il existait un Oscar du surjeu dans ce film, l'équipe entière serait nominée mais la palme irait certainement au travelo. Je lui aurais filé un bon chassé dans sa trogne à chaque apparition à l'écran!

 

Par Norman Stansfield - Publié dans : Critiques de film
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Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /Mars /2006 18:23
Sujet:

A l'issue d'un match au sommet entre les équipes nationales de football de France et de Chine (jolie rencontre en perspective...heureusement que le réalisateur nous a épargné certaines scènes qui auraient pu être insoutenables!), l'entraîneur français s'écroule subitement. Constat: il a été assassiné. Comble de malchance, le diamant appelé Panthère Rose a disparu de son annulaire. L'inspecteur Clouzeau, quiche parmi les quiches, monte de province pour résoudre l'enquête...

Avis:

Pourquoi cet intitulé? Non pas parce qu'il est question d'un affrontement entre un mastodonte couleur azur et l'inspecteur Clouzeau, mais plutôt en référence à l'analogie avec la chaîne d'entretien des automobiles!

Tout comme votre voiture, vous allez être savonnés, lessivés et karscherisés par l'idiotie de cette représentation! De la même façon qu'il faut sortir de la voiture pendant son nettoyage, il vaut mieux vider sa boîte crânienne avant d'entrer dans la salle de cinéma!

Dès le début, le réalisateur nous met dans l'ambiance: séquences de jeu d'acteurs pitoyables doublées d'un contexte débile dans lequel on ne comprend strictement rien à rien...

L'histoire met en scène une chanteuse-actrice (moit'moit' quoi...en fait elle fait les deux car elle n'est bonne ni dans la première catégorie, ni dans la seconde) américaine qui n'est autre que la plantureuse Beyoncé. Le personnage aurait eu une longue aventure avec un des joueurs de l'équipe de France nommé "Bizou" (vous ne voyez pas? non, non, je croyais...) puis aurait trouvé refuge dans les bras du coach répondant au doux nom de "Gluant" ("Bizou", "Gluant"...toujours pas? Moi non plus, ça ne m'a pas fait rire).

Cabotinage atroce de Steve Martin (y en a qui aiment!), mollesse et inexpression affligeante de Jean Reno qui tient lieu de faire-valoir auprès de son guignol d'inspecteur...seul Kevin Kline en tirerait son épingle du jeu, quoique peu présent finalement (et c'est certainement pour cela qu'il est passable!).

Brève apparition de Clive Owen en Agent 006, mais le fait qu'il ne fût pas crédité est un gage d'excellence dans cette enquête loufdingue! Tous ceux qui y tiennent le haut de l'affiche se sont pris une volée anthologique!

Les gags à répétitions en deviennent énervants quand ils sont mal joués ou lorsque le trait est trop forcé. Quatre séquences consécutives d'arrestations ridicules dès l'entame de film laissent un goût plus qu'amer... Pour situer, l'inspecteur Clouzeau est montré sévissant dans sa bourgade perdue. A la suite de je ne sais quel larcin, il arrête tour à tour un animal, une personne handicapée et la victime elle-même. C'est drôle...un temps! Hélàs, tout le film est basé sur ce genre d'humour.

Il y a bien quelques scènes (voire saynètes!) sympas mais elles restent malgré tout très isolées et basiques (notamment celle du studio d'enregistrement dont j'épargnerai l'issue!).

Bref, le scénario pèse quelques grammes, Steve Martin en fait des tonnes et le spectateur reste sur sa faim!

Les acteurs:

Steve Martin - Très à l'aise dans son rôle de clown, idéal pour faire marrer les gamins avec ses mimiques digne d'un Guy Montagné des grands jours...mais les gosses grandissent et passés 12 ans le résultat est totalement différent! Les éclats de rire laissent la place aux éclats de bouteille pour peu qu'il traîne du côté du Val Fourré!!

Surjouant, redondant dans les scènes de pitrerie, il garde sa marque de fabrique style "Bowfinger" ou "Le Père de la mariée".

Mais bon, avec son nom typiquement frenchy, on ne pouvait pas le louper!

Jean Reno - Inspecteur en second Ponton. Regard livide, menton en avant, élocution monotone...Il ne change pas beaucoup au fil de ses films... Etant un inconditionnel de "Léon" et des "Visiteurs", me dire que Jean Reno n'a plus fait de film depuis 1995 m'attriste horriblement.

Il campe ici le parfait faire-valoir qui n'a pas grand-chose à branler qu'à suivre son supérieur dans ses déplacements! Il en arrive même à imiter vilement son partenaire dans ses trémoussements abrutis afin de lèser un vigile et lui faire croire qu'il fait partie de la troupe de chorégraphes de la chanteuse en représentation... Tout un programme!

On ne le voit plus dans des rôles à sa mesure où il crevait l'écran...mais dans des productions où l'argent coule à flot et où des acteurs de gros clibre sont à l'affiche.

Kevin Kline - On le connaît grandiose dans "Un Poisson nommé Wanda" mais il apparaît futil dans "Une Panthère nommée Rose", à l'instar de ses collègues de boulot!

Cela ressemble en effet davantage à une oeuvre lucrative qu'à du cinéma. Mais passons ce n'est pas de sa faute!

L'ultime scène où il est traîné derrière la caisse de l'inspecteur est le reflet de l'oeuvre entière: redite et même pas drôle!

Par Norman Stansfield - Publié dans : Critiques de film
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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /Mars /2006 16:45
Sujet:

Un homme marié (Clive Owen), dont le couple bat de l'aile, succombe au charme d'une jeune femme fort séduisante (Jennifer Aniston) qu'il a rencontrée dans le train menant à son travail. Les ennuis commencent au moment où un malfrat (Vincent Cassel), adepte du cambriolage des suites d'hôtels, les surprend lors de leurs préliminaires...

Avis:

En réponse à l'accueil cinglant que la presse spécialisée a réservé à cette oeuvre du suédois Mikael Hafstrom, une seule solution: aller voir ce film en masse!

Aucunement desservi par le jeu des acteurs tout à fait crédibles, "Dérapage" est un thriller haletant dans lequel se mêlent suspense, sentiments, violence et lutte psychologique.

Ceux qui pressentiront la clé du mystère seront impressionnés par le rythme imprimé et les nombreux rebondissements scotchant le spectateur à son siège.

Les autres, ceux qui n'auront rien vu venir, encore plus heureux seront ils! Ils feront d'une pierre deux coups: découverte d'une trame mystérieuse et cheminement sans retour dans un monde borderline.

Certes, le style est connu mais n'a rien de réchauffé. Il est d'ailleurs très bien entretenu par le réalisateur et les personnages admirablement interprétés par les acteurs castés.

Ce que l'on en retient n'est pas forcément ce que l'on en a vu mais ce que l'on a compris: qu'aurait-on fait à la place de Mr Shine?

Chacun des êtres croqués est humain. Tous ont des réactions communes. Comment réagit-on lorsqu'on est imperceptiblement attiré par l'autre? Qui plus est quand on a un rôle de parent et le statut de conjoint? Comment réagirions-nous si nous étions menacés, si quelqu'un nous faisait chanter?

Une bonne dose d'adrénaline et une jolie remise en question en perspective...

 

Les acteurs:

Clive Owen - Rien à dire. Impeccable dans ses rôles de père aimant, mari détaché et coeur aventureux. On le découvre tantôt sensible lors de ses moments avec sa fille et ceux passés en compagnie de sa maîtresse, tantôt viril dans ses affrontements avec le Frenchy. Sa manière d'appréhender les problèmes n'est pas sans rappeler celle que tout un chacun adopterait dans ce genre de situation (sauf pour les scènes de baston où plus d'un n'irait pas se frotter avec les antagonistes! Enfin j'me comprends!).

Un acteur charismatique et talentueux que l'on peut admirer dans des registres différents comme en témoignent ses participations dans "Closer" et "Sin City" (puis récemment dans la Panthère Rose, non crédité).

Jennifer Aniston - Seul bémol à ce casting. Elle demeure très loin de la femme fatale qu'incarne si bien Sharon Stone, pour ne citer qu'elle. Néanmoins, elle tient le coup sans toutefois exploser en tant que super actrice.La presse ciné s'en est donné à coeur joie pour lui démonter le portrait, mais il ne faut pas exagérer. Elle a rendu une copie correcte sans cependant déchaîner les ardeurs du spectateur!

Gardera-t'elle encore longtemps l'image de Rachel Green de "Friends"? Ses rôles dans "Bruce Tout Puissant" et "Polly et Moi" le confirmerait.

Vincent Cassel - Alors là je dis...encore un perso déglingué? Bon, quand un français joue à Hollywood, c'est toujours pour incarner un français. Quand Vincent Cassel fait du cinéma, c'est toujours pour jouer des mecs louches, rebelles, triple ceinture noire (153ème dan) de taï-chi-chuan et accompagné de types mastocs, style...mastoc!

Il est grand dans ce registre et son personnage détestable dans ce film (comme dans à peu près tous comme actuellement "Sheïtan"). Voilà, la prestation de Vincent est nette et sans bavure...dommage qu'on ne le voit peu dans des rôles plus "sains"!

Par Norman Stansfield - Publié dans : Critiques de film
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