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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 16:22

. Sujet:
        Un groupe d'amis s'éclate joyeusement à la fête foraine quand l'une d'eux est prise de visions morbides avant de monter dans le grand huit. Elle voit chacun des siens disparaître l'un après l'autre alors que l'attraction est hors de contrôle!
Suite à cet accident auquel certains réchappent, une obscure malédiction s'abat sur les rescapés...

. Avis:
       Malgré une introduction longuette et des jeux d'acteurs pitoyables (surtout de la part des bimbos, du footballeur américain...bref, des stéréotypes typiquement américains!), on a plaisir à suivre les tribulations de ces éternels poissards.
En effet, c'est par pure perversion que les spectateurs s'accrochent à l'histoire qui tient en quelques lignes griffonnées sur un bout de nappe un soir de beuverie collective entre réalisateurs à l'esprit mal tourné (ou complètement retourné)...
Il n'y aurait pas grand intérêt à s'attarder sur cette production made in Scary Movie ou Souviens-toi l'Eté Dernier si aucun des protagonistes ne finissait écrasé sous une benne à ordure après moultes rebondissements. C'est bien simple, on se croirait au Domino Day, en plus rapide, moins chiant et sans publicité! Seulement à ce jeu-ci, ce n'est pas une fresque qui s'offre à nos yeux mais un carnage de tous les diables!

Pour ceux qui n'auraient jamais vu les premiers épisodes, il faut savoir que les metteurs en scène ont une imagination débordante. Ils pourraient le cas échéant être qualifiés de schizoides ou de névropathes tant leur oeuvre suinte la parano et le comportement psychotique! Leur credo: arranger l'effet papillon (rappel pour certains: principe selon lequel le battement d'ailes d'un papillon à l'autre bout de la planète est à l'origine de grands événements climatiques... Cela signifie qu'un acte futile peut engendrer des conséquences désastreuses très indirectement! Les connaisseurs se rappelleront le film du même nom) à la sauce gore (verbinski! Oui, c'est trash mais très léger finalement...comme du verbinski!).

La séquence des caissons d'UV ou celle de la salle de muscu est particulièrement agréable à regarder! Les réactions en chaîne font passer un sale quart d'heure aux personnages...mais bizarrement un moment sympatique pour nous autres spectateurs!  Il n'y a que les américains pour mettre à l'écran ce genre de boucherie. Cependant le thème a déjà été abordé en France à maintes reprises par Dupontel (gloire lui soit rendue) dans tous ses films tels que Bernie, Le Créateur, Enfermés dehors, mais également dans le méconnu et non moins surprenant Serial Lover (dans lequel joue...Albert Dupontel!).

Les deux écoles françaises et américaines s'affrontent ici mais leurs desseins sont parfaitement différents.
La première a un vrai message et ne fait pas appel à d'obscures forces divines (la mort), mais arrive tout autant à prodiguer du spectaculairement drôle ou du drôlement spectaculaire.
La seconde n'a pas son pareil pour produire de l'horreur et du loufoque, néanmoins, l'impression d'assister à une fiction ciblant un public certain plane en permanence. OK, les insolites scènes de massacres s'enchaînent et sont très bien amenées...OK, les effets spéciaux sont grandioses...mais le tout baigne dans une atmosphère factice, artificielle, sans réelle émotion.
En revanche, des films tels que Bernie ou Enfermés dehors, même s'ils sont complètement déconnectés, ils expriment la vision d'un homme. Le drame psychologique est à la base de tout l'édifice. Les images et les dialogues que le spectateur perçoit sont proches de celles décodées par le héros lui-même! J'y reviendrai lors du commentaire du chef d'oeuvre Enfermés dehors dans un prochain article.

Peu de choses à rajouter sur ce sujet qui ne mérite aucune réflexion.

Il s'agit de suivre le guide, de respecter les règles d'usage à savoir se démunir de son cerveau à l'entrée de la salle, et enfin se laisser dériver au fil des eaux turbides circulant dans les artères noueuses du gondolier pernicieux qui a réalisé cet hymne à la destinophobie!

En tous cas, je n'aimerais pas l'avoir comme cartomancien attitré!


Les acteurs:

Sont tous mauvais!


 

Par Norman Stansfield - Publié dans : Critiques de film
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